mercredi 10 août 2016

Le favoritisme au travail : Une arme à deux tranchants

On en entend régulièrement parler à la une des journaux, et souvent, lors d’un changement de gouvernement : les alliés du parti au pouvoir occupent tout à coup, des postes-clés et certains alliés du parti défait doivent céder leur place. Si les traitements de faveur sont davantage médiatisés dans la sphère politique, ils sont monnaie courante dans le monde du travail. Le favoritisme en quelques lignes...
Tout débute par des gestes somme toutes, anodins qui s’accumulent au fil des semaines, voire des mois : un collègue obtient les meilleurs jours de congé, du plus grand espace de travail, d’une pause plus longue ou encore, ses retards passent inaperçus. Pire encore, le cadre réserve certains avantages à son protégé et refuse, par exemple, les demandes de congés des autres ou soupire lorsqu’on émet notre avis lors d’une réunion d’équipe. En agissant ainsi, le climat est constamment tendu et souvent, les employés achètent la paix en taisant leurs sentiments. Pire encore, la situation peut même dégénérer en conflit. Les employés qui sont moins bien traités que le favori perdent le goût de s’investir et la productivité ralentit. De plus, la rancune à l’égard du favori et la méfiance s’installent, allant même jusqu’à diviser le groupe.
Une utopie?
Le phénomène est plus répandu qu’on ne le croit. Selon une étude américaine réalisée auprès de 303 cadres, 84 % constatent que le favoritisme lié aux affinités ou aux contacts personnels influence la promotion des salariés dans leur entreprise. Pire encore, dans 56 % des cas, les gestionnaires disent savoir quel employé ils désirent promouvoir, avant même d’entamer l’évaluation des candidats. S’il arrive parfois, qu’un certain lien d’amitié s’installe entre un cadre et un subalterne, il faut cependant, savoir tracer une limite et ce, afin d’éviter les conflits. C’est en effet, lorsqu’il y a apparence de favoritisme que les conflits débutent puisque le copinage crée un sentiment d’injustice parmi l’équipe de travail et constitue la principale source de démotivation au travail. De plus, il met en péril la qualité des relations entre les membres de l’équipe.
Ceci est aisément explicable puisque lorsqu’un salarié réalise qu’un collègue effectuant les mêmes tâches parvient à négocier de meilleures conditions de travail, il se demande pour quelle raison devrait-il fournir des efforts pour une organisation qui ne le reconnaît pas à sa juste valeur. Il pourrait être tenté de se faire justice lui-même, en ne respectant plus les règles ou en relâchant l’effort fourni. Il perd confiance en lui-même et l’énergie normalement dédiée au travail est consacrée à sauver sa peau et protéger ses intérêts.
Une nuisance tant pour les autres que pour le favori
Si la vie peut sembler aisée pour le favori, à priori, la situation pourrait s’envenimer à long terme puisque les autres membres de l’équipe tendront à isoler le favori lors de réunions sociales, ils ignoreront ses demandes et pourront même se liguer contre lui. Du côté des employés non favoris, outre la perte de motivation et la diminution des efforts consacrés au travail, on notera un désintérêt pour la participation aux réunions d’équipe mais aussi, une augmentation de l’absentéisme. En effet, des employés rarement absents pourraient tout à coup s’absenter de plus en plus souvent et même, être victime de dépression professionnelle occasionnant ainsi, une absence à long terme, une conséquence qui aurait un effet d’entraînement. Finalement, la démission d’employés compétents pourrait s’avérer la solution ultime pour certains. Certaines entreprises ont même dû composer avec des démissions en bloc.
L’entreprise grande perdante à long terme
Le favoritisme n’emporte pas que des conséquences désastreuses sur les individus, mais aussi, sur l’entreprise. En effet, la baisse de productivité se fera sentir de façon insidieuse, dans un premier temps, par une diminution du volume de travail mais par une diminution de la qualité de travail ensuite. Puis, lors de périodes d’absence, le ralentissement sera accru particulièrement si plusieurs employés s’absentent en même temps dans une petite entreprise. Dans les microentreprises, des secteurs entiers pourraient être paralysés. De même, les pertes de revenus associées à la réduction de la productivité se feront sentir mais les dépenses engendrées par la situation pulluleront : augmentation des réclamations d’assurance collective et médications, obligation de recourir à la sous-traitance, embauche de nouvelles ressources temporaires et coûts de formation additionnels. Dans certains milieux, les conséquences pourraient aller beaucoup plus loin puisque certains clients et fournisseurs pourraient ne plus vouloir être associés à une entreprise qui traite ses employés de manière inéquitable. Il pourrait même arriver que des démissions en bloc ne mettent en péril la survie de l’entreprise, entachent sa réputation et constituent un frein au recrutement de nouvelles ressources. 
Peu de recours au secours des employés lésés
Il existerait peu de recours pour les employés victimes du favoritisme. La Loi sur les normes du travail ne porte pas sur cette situation spécifique. Tout au plus, peut-on se référer aux dispositions sur le harcèlement mais encore, faudra-t-il prouver une forme de harcèlement moral. Les syndiqués pourront toutefois, se rabattre sur des procédures de grief mais encore-là, la preuve pourrait s’avérer difficile à établir, en raison de la subjectivité du favoritisme. Finalement, les salariés dont l’entreprise est sous la gouverne d’un conseil d’administration pourraient tenter de faire valoir leur point de vue auprès des membres du conseil d’administration, mais là encore, il leur faudra posséder un dossier solide en mains.

Le télétravail n’aurait-il des avantages que pour l’employeur?

Le télétravail pourrait profiter davantage aux entreprises qu’aux salariés, selon une étude menée par l’American Psychological Association.
Le télétravail permettrait aux entreprises de réaliser d’importantes économies en frais d’immobilisation puisqu’il n’est nullement nécessaire de louer ou de posséder un immeuble comportant une grande surface. Il permet également d’économiser sur le mobilier de bureau, les équipements informatiques, les équipements de télécommunications (lignes téléphoniques et télécopies) et les assurances liées à ces équipements puisque c’est désormais au télétravailleur à assumer ces frais puisqu’il pourra bénéficier d’une déduction fiscale en fin d’année. Les frais de déplacement payés aux employés sont également grandement réduits ainsi que tout ce qui est lié à la papeterie puisque les télétravailleurs communiquent uniquement par courriel, on utilise donc moins de papier. De même, il offre la possibilité de recruter de nouveaux talents sans que la distance ne constitue un obstacle pour le salarié potentiel.
Certaines entreprises tentent également d’économiser sur les retenues à la source en faisant passer les salariés pour des travailleurs autonomes. Toutefois, la réalité est toute autre. Bien que les salariés puissent bénéficier de déductions fiscales liées au travail à domicile, cela ne signifie pas pour autant qu’ils sont des travailleurs autonomes. En effet, certaines règles fiscales s’appliquent quand vient le temps de déterminer le statut de travailleur autonome. L’Agence du revenu du Québec a émis certains critères pour déterminer ou non si vous faites partie des travailleurs autonomes : la subordination, le critère économique, la propriété des outils, l’intégration des travaux effectués, le résultat particulier du travail; et l’attitude des parties quant à leur relation d’affaires. 
La subordination est le critère le plus important. Si vous êtes travailleur autonome, vos conditions de travail n’impliquent aucune subordination. Votre client ne fixe ni votre horaire, ni votre lieu de travail, ni vos méthodes de travail. Il ne peut pas vous interdire de vous faire aider, ni de vous faire remplacer, ni même d’offrir vos services à plusieurs clients. Il ne peut, non plus, user de mesures disciplinaires à votre encontre. Si vous êtes travailleur autonome, vous avez la possibilité de faire des profits, mais courez le risque de subir des pertes, alors que si vous êtes salarié, vous ne courez aucun risque financier. Si vous êtes travailleur autonome, vous fournissez vos outils et vous en payez les coûts. Si vous êtes salarié, vous travaillez avec des outils dont votre employeur est propriétaire et dont il assume les coûts. De même, si vous ne fixez pas vos propres tarifs et que vous ne pouvez offrir vos services à plus d’un client (soit un autre client que votre employeur), alors, vous êtes un salarié. Finalement, si votre employeur assume les cotisations liées aux diverses assurances : CSST, CNT et assurances collectives et que ce dernier fixe lui-même vos objectifs, vous n’êtes malheureusement pas un travailleur autonome. Ce sont des éléments qui doivent être pris en considération advenant que vous soyez l’objet d’une vérification fiscale, puisque vous pourriez avoir à rembourser des impôts pour des dépenses qui ne conviendraient pas à votre statut fiscal.

Etre adjointe administrative


On sait tous que les gestionnaires des grandes entreprises ont un horaire plus que chargé. Ils doivent parfois concilier des activités extraprofessionnelles, mais aussi, leur vie familiale. Cela explique pourquoi certaines adjointes à la haute direction touchent parfois, une rémunération supérieure à certains cadres intermédiaires. Ce sont de précieuses collaboratrices qui doivent détenir des compétences clés puisqu’elles contribuent fortement au succès de l’entreprise.
Il n’est pas donné à toutes d’aspirer à occuper ce type de fonction puisque bien souvent, l’adjointe de haute direction est en quelque sorte, le bras droit de la haute direction. Aussi est-il essentiel de disposer de certaines qualités jugées vitales.
Être un as de la coordination
Plusieurs gestionnaires ayant un agenda professionnel chargé, sont impliqués ou siègent au sein des conseils d’administration d’œuvres caritatives et organisations professionnelles ou encore, participent à des événements bénéfices. Gérer un tel type d’agenda requiert inévitablement, des compétences organisationnelles supérieures. De plus, maîtriser les techniques comptables de base (traitement des notes de frais, suivi budgétaire, création de rapports et compte rendus élaborés aidera grandement dans la réalisation de vos tâches et responsabilités.
Faire montre d’habilités interpersonnelles supérieures
Il peut arriver que vous ayez à représenter votre patron lors de son absence et même parfois, devoir parler en son nom avec d’autres gestionnaires, les médias, des politiciens ou des clients. Il faut donc savoir s’exprimer de manière professionnelle et posséder du tact et de l’entregent.
Être proactive
Le bras droit idéal doit être en mesure d’anticiper les projets et priorités à l’avance et faire des suivis de manière autonome et ce, avant même qu’on les demande. L’adjointe d’expérience sera en mesure d’informer son patron qu’elle a déjà mis en branle les projets récurrents, mais aussi, qu’elle s’apprête à souligner certains événements spéciaux : une retraite, un anniversaire.
Maîtriser les dernières technologies
Plusieurs jeunes patrons utilisent les dernières applications et sont à l’affût des dernières technologies. Vous devez donc, être vous aussi, à la page face à ces outils et posséder une certaine aisance à travailler avec ces outils.
Faire preuve de polyvalence
Il est courant que des tâches personnelles du patron s’ajoutent aux tâches professionnelles. On doit parfois réaliser l’optimisation du temps de son patron en effectuant quelques tâches connexes comme effectuer des commissions, fixer ses rendez-vous chez le médecin, voire ceux de ses enfants ou prendre rendez-vous pour lui, avec son conseiller financier, et même s’occuper du cadeau d’anniversaire de son épouse.
Être disponible
Un contretemps ou une urgence peut parfois se manifester et vous empêcher de terminer aux heures de bureau normales. Il est aussi, fort possible que vous deviez l’assister ponctuellement, pour régler des détails, en soirée ou même, en fin de semaine. Il faut aussi faire preuve de patience durant les périodes de disponibilité puisqu’il peut arriver que certaines données nécessaires à votre projet proviennent de l’extérieur de l’entreprise et qu’elles soient disponibles tardivement. Il faut alors être imaginative et faire avancer les sections du projet que vous pouvez faire seule, ou bien trouver autre chose de productif à faire. On peut même être appelée à travailler de la maison en soirée. Finalement l’adjointe de direction doit savoir faire preuve d’un peu de souplesse quant à son horaire de travail.

mercredi 26 août 2015

Les sans-papier$

Retour à mon blog une année de péripéties professionnelles et de beaux défis! Pour mon grand retour, cette fois-çi, je vous parlerai des sans-papiers. Pas des immigrants illégaux qui traversent la frontière sans avoir rempli les formalités administratives requises,  mais des gens (surtout des femmes) qui par amour, compassion, générosité, manque de temps ou simplement, par négligence ou ignorance, ne prennent pas la peine de mettre sur papier certains accords ou arrangements  faits avec des proches. Parfois, ces arrangements mal faits, bien que faits de bon coeur, finissent par leur coûter un bras et une jambe. 

Il vous est sans doute arrivé de prêter de l'argent à un ami ou un membre de la famille en vous disant que celui-ci serait remboursé sans problème et qu'il était inutile de procéder à une entente écrite puisque vous entreteniez de bonnes relations. Or, à moins que la somme ne soit dérisoire, il est fort possible que vous vous mettiez les pieds dans les plats ou même, vous vous placiez en situation précaire advenant le cas où le montant prêté représenterait une somme importante.  Prenons par exemple, le cas de cette veuve qui a vu ses économies s'envoler au nom de l'amour et l'autre qui court également à sa perte, toujours au nom de l'amour.. Eh! Oui l'amour s'il rend parfois aveugle, fait parfois perdre la tête. 

La première, une dame d'âge mûr, qui avait eu la douleur de perdre son conjoint quelques mois auparavant d'un cancer. Malgré sa maturité, elle avait acheté une résidence avec son conjoint de fait donc sans être mariée avec ce dernier et sans que celui-ci ait ajouté une clause testamentaire,  en cas de décès tant qu'au legs de ladite résidence. Si elle pu avoir sa part, elle a cependant, dû racheter la part de son conjoint, qui fut dévolue à sa fille unique (car l'homme est décédé sans testament) pour pouvoir continuer à l'occuper. Vivant de revenus modestes, cette transaction l'a mise dans une situation fâcheuse.

La deuxième victime de l'amour aveugle, elle, a rencontré un nouvel homme, quelques mois après le décès de son mari. Elle a fréquenté ce denier, durant environ 9 mois. Agée de 50 ans et croyant avoir rencontré le grand amour, car monsieur étant on ne peut plus attentionné et beau parleur de surcroît, elle lui faisait souvent de petits et gros cadeaux avec le montant forfaitaire du fonds de pension de son défunt mari. Le soupirant, bien qu'attachant, tout en  refusant de venir cohabiter avec elle, (ce qui fut peut-être la seule bonne chose qu'il eüt fait pour elle, après tout) lui demanda à ce qu'un imposant garage à deux portes et tout autant d'étages soit construit sur son terrain. Ce qu'elle fit, sans hésiter. Or, le belâtre, l'a quittée quelques semaines après la fin dudit garage qui n'a jamais servi, sans lui dire qu'il était déjà marié et que non, il ne faisait pas de camionnage la fin de semaine, mais qu'il allait plutôt rendre visite à son épouse et ses enfants. Et vlan! La pauvre dame a investi une partie de son héritage dans un garage qui ne lui servira jamais en plus de voir son évaluation municipale augmenter et parrallèlement, le compte de taxes.

De grâce, mesdames et parfois, messieurs, cessez de vous faire emberlifiquoter pour éviter de rester seul. Sinon, faites des documents officiels, cela ne vous fera pas mourir, vous savez!

vendredi 21 novembre 2014

Folle des p'tites robes d'été...

Il fait froid, c'est blanc partout et j'ai la nostalgie des beaux jours d'été.  J'en ai déjà assez de porter mes habits gris. Oh! Ils sont terriblement chics et classiques mais même avec quelques accessoires colorés, ils manquent de gueule! J'ai décidé de faire un saut sur Pinterest et de reluquer des petits bijoux d'accoutrements en attendant que l'été revienne. Je sais, ça va être long et plate en attendant son retour et on va se les geler, mais on peut toujours rêver. Pourquoi pas?

J'adore les petites robes d'été et j'en ai plusieurs dans ma garde-robe. Toutefois, il semble que ce ne soit jamais assez. Je trouve toujours le moyen de tomber en amour avec l'une d'elles car il s'agit pour moi de véritables sauve-la-vie. Parfaites pour la canicule, les matins pressés et les pannes d'inspiration de « mix and match » occasionnées par les jupes et elles se déclinent en plusieurs styles pour plaire à toutes les coquettes.

Bien sûr, elles se doivent de convenir à nos activités et avantage suprême, elles s'agencent facilement à beaucoup d'accessoires, vous pouvez donc composer un look différent pour autant d'occasions. Bref, elles se parent selon votre inspiration du moment et les circonstances.

Voici donc quelques mignonnes qui ont retenu mon attention et que j'espère porter dès que Dame Nature se débarrassera de son horrible manteau blanc. Mozus! Que j'ai hâte que l'été revienne...

Super cool durant une journée hyper chaude et féminin à souhait
Pas vraiment une robe mais j'adore le look tellement punché de ce p'tit kit

Toute mignonne à porter pour une virée à la campagne, pour un cocktail et pourquoi pas avec un petit veston blanc pour le bureau.

Sexy mais tout à fait convenable pour une soirée au bistro

Véritable passe-partout; raffinée et assez élégante pour le bureau

Pour un brunch en famille ou une invitation à un mariage champêtre, de look est tout désigné

samedi 14 juin 2014

La paternité dans l'fond ça ressemble à la maternité

Demain, c'est la fête des pères et je suis privilégiée d'avoir encore le mien car plusieurs d'entre nous n'ont pas cette chance. Un papa, c'est un personnage important dans notre vie et c'est triste que certains aient un père absent ou encore, n'aient jamais eu la chance de le connaître car notre père, c'est un peu comme notre maman, ça façonne notre personnalité.

Chacun a son histoire avec son père. Le mien n'est pas « très physique » mais il a su me léguer l'amour des mots. Si, à l'époque où j'étais d'âge préscolaire, il n'était pas très fréquent d'avoir un père à la maison, je peux considérer que je fus doublement privilégiée car mon père était pigiste et travaillait de la maison jusqu'à ce que j'atteigne l'âge de 9 ans. J'ai donc passé plusieurs journées en compagnie de mon père, journaliste, qui m'amenait là, où l'actualité le menait. J'en ai passé des heures dans le poste de police ou chez les ambulanciers Jacques & Frères, à l'époque, à me remplir les oreilles des faits divers, mais je suis heureuse de l'avoir fait car j'y ai vite appris l'art de parler en public parce que ces gens s'adressaient à moi, malgré mon jeune âge. C'est aussi lui qui m'a appris à jouer au badminton comme un vrai gars pour ainsi, battre les vrais gars au secondaire! Je les bats toujours d'ailleurs. Mon père m'a aussi appris à vivre en harmonie avec les autres ethnies et je suis contente car cela m'a permis de maîtriser la langue de Shakespeare très jeune et à baragouiner en espagnol, aussi. C'est pour cela que je ne me suis jamais offusquée que Trésor ramène des amis aux couleurs de l'arc-en-ciel chez moi.

Le père de mon fils, lui c'est autre chose. C'est comme une maman. Lorsque jeune, Trésor était malade, il se tournait vers son papa et, malgré ses 22 printemps, c'est encore ainsi. Trésor demandait aussi à son papa de partager son lit lorsqu'un méchant monstre se cachait sous celui-ci ou dans la garde-robe et toujours, son papa acquiesçait à sa demande.  Aussi, jamais il n'a manqué une seule des compétitions de Trésor et, j'ai souvent vu ses yeux s'embuer de joie lorsque Trésor remportait une médaille mais cacher sa tristesse lorsqu'il repartait sans médaille au cou. C'est alors moi, qui devait remonter le moral de mon sprinteur en herbe avec son coach Wilson. De son père, Trésor a appris à être serviable et à traiter les choses avec humour. Trésor a de la chance, il a le meilleur père pour lui car il en a fait un jeune homme bien.

Il existe aussi d'autres « vrais papas » qui sont des pères adoptifs et qui sont vraiment, mais vraiment des vrais papas. Je vais vous parler d'Adrien, mon oncle, le père de ma cousine Lucie et de mon cousin Jacques. Adrien est allé chercher ses deux fiertés à la crèche lorsqu'ils étaient très jeunes et je peux vous dire que ses enfants sont très fiers d'avoir élu domicile dans le coeur et la maison d'Adrien. Ma cousine Lucie est beaucoup plus réservée que son frère Jacques qui lui, n'hésite pas à clamer haut et fort qu'il tient de son père et ma foi, c'est vrai!  Il lui ressemble physiquement et comme Adrien, éprouve beaucoup d'amour pour Jésus, mais en plus, c'est un entrepreneur comme lui! C'est vous dire combien un papa ça module une vie. 

Tous mes oncles sont de bons papas. Robert, même s'il a seulement deux enfants, c'est un peu le papa de tout le monde car il fut enseignant pendant longtemps mais aussi, il ouvre sa porte à tout un chacun: les enfants de la DPJ, mais également à ses neveux et nièces. C'est un peu comme dans la chanson pas besoin de frapper pour entrer chez moi... Pierre, c'est l'oncle sérieux, celui avec qui on parle affaires et avec qui, j'ai beaucoup de plaisir à discuter. On parle taxes, impôts, politique, business. C'est aussi celui qui m'a refilé un truc de gestionnaire qu'aucun de mes professeurs de la fac ne m'a enseigné: « en affaires, y'a pas d'amis, y'apas de famille, en gros, business is business ». C'est tellement vrai!  Il y aussi Raynald, le p'tit dernier, papa de mes deux cousines. Sous son uniforme de militaire, se cache un véritable bouffon, un joueur de tours mais aussi, sérieux à ses heures. C'est d'ailleurs chez lui, que Trésor passera ses fins de semaine lors de son passage à Gagetown. Il importe, lui aussi, dans nos vies ayant grandement influencé le choix professionnel de Trésor. Je lui confie l'homme le plus précieux dans ma vie et je sais qu'il saura en prendre soin. Ce sont mes oncles du côté de mon père. 

Du côté de Maman, il y a mon oncle Jacques qui a su maintenir le cap avec ses enfants et son entreprise mais qui a aussi, assumé d'office, le rôle de père auprès de sa petite-fille et, qui en a fait une jeune femme pleine de sagesse. Il y a aussi mon oncle Michel, Boubou, pour les intimes qui, même s'il n'est pas papa, aurait sûrement fait un papa extraordinaire. Ça paraît pas, mais comme il n'a que quelques années de plus que moi, il m'en a appris des choses. Des choses que souvent, les papas enseignent à leurs enfants: pédaler sur mon vélo, jouer aux soldats, faire de la pâte à modeler, nourrir le lézard, aimer la musique (j'avais le droit de faire jouer les huit tracks dans sa chambre...) mais il m'a très sûrement légué ma volubilité et ma façon de lire des textes à haute voix, comme un animateur radio, comme lui.. À Un point tel que parfois juste pour le plaisir, on me demande de lire l'horoscope à haute voix au resto où travaille mon amie Francine, juste pour entendre ma voix de radio... Puis, il y a mes deux oncles décédés: Eddy et Guy. Pour Eddy, les études, c'était important et Guy, je m'en souviendrai toujours, c'était l'humoriste de la famille qui m'avait donné un surnom bien particulier et qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à Cré-Basile. Quand j'y pense, je revois un perroquet de plastique qui appartenait à ma grand-mère qui ne répétait ni des « allô coco », ni des « bonjour »,  mais des niaiseries  que lui faisait dire mon oncle Guy et ça me fait rire encore. C'est aussi lui qui m'a appris à mettre des vers à mon hameçon et qui riait de moi quand j'étais incapable d'enlever le poisson et que j'appelais à l'aide.

La vie m'a aussi donné un autre homme significatif: mon beau-père, Jean-Claude, le mari de ma mère. Jean-Claude s'est greffé à la famille il y a quelques années et joue fort bien son rôle de grand-papa avec notre marmaille. Il est aussi un papa qui a su inculquer de bonnes valeurs à ses enfants dont il est très fier.  De plus, il est toujours prêt à discuter avec nous et est une oreille attentive. C'est une véritable chance qu'il soit dans la vie de notre maman car il l'accompagne tout au long de son combat contre la maladie.

Finalement, je ne saurais passer sous silence un reportage qui fut diffusé cette semaine et qui donnait la parole à des papas collègues journalistes et dont j'ai vu les yeux s'embuer et dont j'ai entendu  la voix trembler en parlant de leur progéniture. Comme quoi, il n'y a pas juste les mamans qui s'émotionnent en parlant de la marmaille.

Bonne fête des pères


jeudi 5 juin 2014

Qué calor! Une terrasse invitante pour profiter des soirées d'été

Des verres sortis directement des armoires de cuisine, quelques branches et une bougie flottante  et voilè une ambiance. On peut ajouter du colorant alimentaire à l'eau pour faire changement.

Moins caloriques que les biscuits chinois, ces cailloux sur lesquels on inscrit une pensée peuvent servir à alimenter les conversations. On s'inspire des recueils de pensée, si on manque d'imagination.
Force est d'admettre que l'été a choisi de s'installer pour de bon et il n'est pas trop tôt.  Bien sûr, certains jours sont parfois plus pénibles que d'autres, en raison de la chaleur extrême. Pourtant, l'été dure si peu longtemps, alors cessez de geindre contre la chaleur et profitez-en pour mettre le nez dehors, en soirée, sur la terrasse. Pour faire quoi? Lire, écouter de la musique (tranquille, on s'entend) ou passer du bon temps entre amis autour d'une table à la bonne franquette. 

Un patio invitant

Il n'est pas nécessaire d'investir un budget astronomique ou d'avoir recours aux services d'un décorateur pour donner une ambiance festive à vos soirées d'été. Un peu d'imagination, du matériel glané ça et là, des idées inspirantes et quelques minutes ou heures de votre temps, selon le type de projet, et votre cour arrière se transformera en un lieu de détente ou de retrouvailles invitant. J'ai répertorié pour vous, des idées vraiment simples à réaliser et qui ne vous coûteront pas un bras pour agrémenter vos soirées estivales. En voici quelques-unes inspirées du site Pinterest. 

Simple à réaliser: Des fleurs coupées du jardin autour desquelles on enroule un cône fait de papier kraft sur lequel on colle un napperon en dentelle papier. On suspend ensuite au treillis ou à la clôture.

Des lanternes chinoises de toutes les couleurs ou en une teinte unique accrochées a la tonnelle. On les remplace à la fin de l'automne par des lanternes aux couleurs de la fête de Halloween.

Les fleurs du jardin volent définitivement la vedette en se logeant dans un pot de couleur vive agrémenté d'un ruban contrastant. On peut aussi choisir des petits pots de métal, des minuscules boîte en carton ou des boîte de type « thaîlandaises » à l'intérieur desquels on glisse un récipient de verre pour l'eau.

Si simple que les enfants peuvent les créer eux-mêmes: des pots Masson, des bougies, du sable, des galets ou des coquillages et nous voilà à la plage en quelques instants.

Le même principe sauf que les pots Masson se métamorphosent en lanternes. On y perce deux petits trous à l'aide d'une mèche et on y insère une chaînette dénichée à la quincaillerie. Bien sûr, il faut enlever la partie amovible du couvercle pour procurer de l'oxygène aux chandelles. On suspend ensuite, au treillis ou à la clôture.

Une guirlande toute prête à acheter dans les grands magasins pour une vingtaine de dollars, mais à laquelle on peut assortir des lampions de table que l'on confectionne à partir des même boules de raphia du magasin à un dollar,  au centre desquelles on insère une petite lumière à pile de type bougie vacillante.

La traditionnelle guirlande de lumières qu'on peut également troquer pour les petites lumières blanches du sapin de Noël.

Nécessitant plus d'habileté manuelle, on recycle un tronc d'arbre en y perçant un trou à l'aide du même genre de mèche que pour les poignées de portes  et, au centre duquel on insère une chandelle.

Un simple pot de verre autour duquel on colle une page de livre, une partition musicale ou une photo au centre de laquelle on découpe une forme et enjolivée de corde, de ruban ou de raphia et dans lequel on insère une bougie.


Les chandelles flottantes ont toujours la cote à condition que le temps ne soit pas trop venteux. On les crée avec de longs vases ou de tout petits bols. On les orne de fleurs, de billes de verre et pourquoi pas, de galets?

Cette idée rustique requiert un peu plus d'outillage mais agrémentera bien la table des « boys ».