lundi 14 avril 2014

Tirer le maximum de dollar$ de sa garde-robe



Voici le retour des chroniques conso et du printemps qui lui, nous donne la bougeotte mais est souvent synonyme de grand ménage printanier. Voilà donc une bonne occasion de se délester de ce trop-plein de fripes qui traînent dans votre garde-robe et vos tiroirs.

Faire le ménage ne signifie pas tout jeter tout ce qu’il y a dans votre garde-robe, mais plutôt éliminer le superflu et garder seulement l’essentiel.  Je vous recommande de faire 4 tas: à jeter, à garder, à recycler et à échanger, vendre ou « swaper »

On jette tout ce qui est  troué, difforme, délavé ou taché. Ces items doivent aller à la poubelle ou aux organismes de récupération, donc pas de pitié. 

On garde les vêtements de base classiques portables été comme hiver et indémodables. Parmi eux,  le jeans bien coupé, le chemisier blanc, la petite robe noire, une veste structurée, une jupe droite, un pantalon cargo, des collants noirs et des collants chair, un trench, un manteau de type trapèze, un cardigan, des escarpins et des flâneurs, une robe bustier et quelques tee-shirts unis.  Jouez avec les accessoires mode pour garder ces classiques au goût du jour et vous aurez ainsi, une garde-robe intemporelle qui a du punch pour pas cher.

Il y a parfois des vêtements qui nous vont toujours, mais dont on ne veut pas se départir, cependant, ils ont perdu un peu de lustre ou ne sont plus tout à fait au goût du jour.  Pourquoi ne pas tenter tenter d'en faire quelque chose de nouveau? Par exemple, un manteau long pourra être rafraîchi en y ajoutant de nouveaux boutons ou une ceinture ou même, un col ou des poignets en fausse fourrure. Il pourra aussi être coupé et on fera une frange avec le tissu coupé. Un manteau sport court pourra quant à lui, être métamorphosé en veste. Les jeans quant à eux peuvent être transformés en traditionnels shorts, en jupe ou en sac à bandoulière.

Finalement, il y a ceux qui sont trop petits ou trop grands ou que vous n'avez pas mis depuis trois ou quatre ans. Certes, vous pouvez toujours les donner à des oeuvres caritatives ou  à des connaissances, mais vous pouvez aussi en tirer profit.

Dans un premier temps, vous pouvez tenter de les vendre sur le web par le biais des sites d'annonce classées comme Kijiji ou sur les médias sociaux et même, votre blog. Vous pouvez aussi, les laisser en consignation dans une friperie ou si vous le souhaitez, créer une friperie virtuelle sur un site web ou sur votre blog.

Les vêtements de luxe ou de soirée peuvent être mis en consignation dans des friperies haut de gamme. Il existe aussi des sites de consignation en ligne pour ce type de vêtements.  S'il s'avère que vos vêtements sont en très bon état, vous pourrez en tirer un bon prix.  Mais restez lucide, vous ne pourrez pas les revendre le prix que vous les aviez achetés. Les robes de bal ou de soirée peuvent être mises en location.

Une autre solution de revente ultra sympa est l'organisation d'un apéro-shopping chez vous avec vos copines, votre sœur et vos voisines. On vend ou on échange. Si vous choisissez d'échanger, vous pratiquez alors,  le  « clothes swap ».  Né aux États-Unis, le « clothes swap » ou échange de vêtements est si populaire qu'on y consacre maintenant des sites web. Certains sont si courus qu'on organise des événements pour les échanges. Le fonctionnement est simple et équitable. Les vêtements doivent être propres et en bon état et l'échange doit être de valeur équivalente. De plus,  les vêtements doivent être récents, en général, pas plus de 2  ans à moins qu'il ne s'agisse de robes de bal.

Comme vous pouvez le constater, il existe plusieurs manières de rentabiliser sa garde-robe sans essuyer une perte sèche à chaque achat. C'est simple mais ça demande un peu d'imagination.






vendredi 11 avril 2014

En plein dans l'mille...

Si j'ai choisi ce titre, c'est parce mon blog atteindra bientôt le cap des 1 000 lecteurs. En effet, ce nouveau-né sur la toile, qui n'a pas encore trois mois, a déjà suscité l'attention de quelques internautes curieux. 

Toutefois, j'ai choisi ce titre car le printemps a enfin daigné se montrer le bout du nez et même si, c'est fulgurant ici, à Sherbrooke, car la semaine dernière, le mercure oscillait autour moins 10 degrés, mon enthousiasme est au plus haut point. Il est enfin temps de ressortir les fringues plus légères. Et là, mon «perfecto» » tombe en plein dans l'mille.

Je ne suis pas une fashionista de nature, mais je dois avouer que comme tout le monde, j'aime être à mon avantage. Le «perfecto», ce manteau en cuir totalement intemporel, me plaît plus que tout car il est très versatile. Je ne l'ai que depuis le printemps dernier et je dois avouer qu'il a su conquérir mon coeur en quelques jours à peine. Il prend tour à tour un air sage, désinvolte, un peu rebelle ou totalement «class».

Le mien est vert olive et m'a été offert par l'Amoureux, à la Fête des mères. Si à l'origine, ma raison me disait d'opter pour le noir car c'est un passe-partout, l'Amoureux m'a convaincue d'essayer le vert olive qui sied beaucoup mieux à mon teint qui tire sur le café au lait légèrement clair et à ma chevelure de blondinette. J'avoue que je craignais devoir à me casser la tête pour l'assortir aux autres items de ma garde-robe, mais ce ne fut pas le cas.

Je vous propose donc des looks tirés du site Pinterest, pour mettre cette merveilleuse trouvaille à profit. J'ai cependant déjà expérimenté certains d'entre eux. Peut-être rien pour épater la galerie mais de quoi vous inspirer et peut-être, me donner d'autres idées.
messy bun, brown ombre hair, green coat, white tank top, brown bag, cuffed denim jeans, tan ankle boots, outfit
Essayé hier mais avec un sac à main québécois Joanel un peu plus petit et un pendentif brésilien couleur étain et un pandora. J'ai adoré!
 
FASHION COLLECTIONS
Avec un foulard (autre que ceux habituels) à imprimé de type «animal» mais comme je viens de commander  des flâneurs de ce type, ça ne saurait tarder. Je devrai toutefois accompagner ma montre qui vit en solo d'un bracelet et les lunettes, je les ai déjà.




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Déjà porté l'été dernier avec le même genre de sandales mais sans la bande noire sur le dessus

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Un peu plus rebelle avec des bottes de suède noir et pour moi, un petit sac à main en cuir noir de type sac à dos.






jeudi 3 avril 2014

40 ans et déjà au rancart...

Depuis quelques semaines, quelques artistes féminines ont décrié publiquement les standards de beauté imposés aux femmes par les médias, parmi elles, Saskia Thuot et Mitsou. Même la collègue Sophie Desrochers, une très jolie femme de ma tranche d'âge, s'est insurgée.  Leur intervention survient juste à point, soit au moment où la jeune auteure Léa Clermont-Dion, âgée de seulement 22 ans, s'apprête à faire le lancement de son livre « Le revanche des moches ».  La sortie de cet ouvrage coïncide avec un moment on ne peut plus approprié, puisque plusieurs d'entre nous revêtirons nos tenues printanières plus révélatrices.  Si les médias de tout acabit font l'éloge de la minceur et de la beauté, ils oublient de passer sous silence, le fait que les femmes de plus de 40 ans sont souvent reléguées aux oubliettes par les producteurs, réalisateurs, cinéastes et chefs d'antenne. 

Ce n'est pas parce qu'une femme atteint la quarantaine ou davantage, qu'on doit pour autant la mettre en quarantaine. Plusieurs femmes de cette tranche d'âge n'ont absolument rien à envier aux jeunettes, Saskia Thuot et Mitsou en sont d'ailleurs de bons exemples. Et qui oserait dire d'Andrée Lachapelle qu'elle est laide? Bien mal placé celui qui oserait faire ombrage à cette dame d'un âge plus que vénérable et qui est l'exemple même qu'on peut être rayonnante à un âge avancé. Ma grand-mère maternelle était d'ailleurs une très belle femme même à un âge presque centenaire.  Pourquoi alors, mettre les quarantenaires au rancart? Oserait-on dire à Simon Durivage ou encore, à Pierre Bruneau qu'ils sont trop âgés et qu'ils ont fait leur temps? Jamais voyons! Au contraire, leur âge est synonyme d'expérience, de savoir et de maturité. Pourquoi alors, ne ferait-on pas de même avec la gent féminine?

Dans certains domaines par contre, on aurait avantage à favoriser les femmes d'âge mur, simplement pour une question de crédibilité. On pense aux infos visant les conflits armés, les affaires et la politique qui sont trop souvent couverts par des hommes mais qui auraient avantage à bénéficier d'une touche féminine, question d'aborder ces questions sous une autre perspective. Sinon, pourquoi réserver les postes en politique à des dames d'âge mûr et ne pas choisir leurs homologues plus jeunes?  Tout simplement parce que dans ces domaines, les connaissances sont plus importantes que le paraître.  Il y a quelque chose que je ne saisis pas dans la logique des gestionnaires de plateaux de télévision. Si les quarantenaires sont assez présentables pour être en politique, pourquoi ne sommes nous pas assez bien pour animer des magazines télé ou autres émissions du genre? 

Il faut  vivre avec son temps car la population est vieillissante au Québec et des gens matures qui chercheront du travail, il y en aura de plus en plus. Où êtes-vous pendant que les journaux et autres médias clament haut et fort que le Québec est plongé dans une crise à cause du vieillissement de la population? Pourquoi cette situation ne se reflète t-elle pas dans la réalité quotidienne médiatique? Saviez-vous que plusieurs producteurs et réalisateurs maquillent des comédiennes de 30 ans pour qu'elles aient l'air plus vieilles pour des rôles? Pourquoi laisse-t-on  des comédiennes de plus de 40 ans au chômage, alors qu'elles pourraient très bien tenir ces rôles? On se prive de la richesse de cette expérience et surtout, du vécu de ces comédiennes qui, procureraient sûrement un meilleur rendu à ces rôles, au nom du culte de la jeunesse.

Les femmes matures sont-elles toutes laides à ce point ou est-ce une légende urbaine que vous tentez de nous faire avaler? La beauté est éphémère mais la compétence elle, se développe et perso, je préfère de loin, les commentatrices de la trempe de madame Chantal Hébert. Non seulement elle assume son âge (je suis à peu près certaine qu'elle s'en fout carrément), mais elle livre la marchandise de manière assurée et avec professionnalisme.  Je m'explique mal comment vous vivez ce dilemme puisque la plupart d'entre vous, gestionnaires de plateaux, êtes âgés dans la quarantaine et parfois davantage. Oserez-vous dire à votre douce moitié que sa beauté est périmée?

Alors, pourquoi faire subir ce traitement injuste à celles qui ont jadis fait vos beaux jours. Est-ce que parce qu'en vous entourant de jeunesse, vous refusez obstinément de vieillir?

samedi 29 mars 2014

Inviter le printemps à l'intérieur avec un jardin de fines herbes



Mis à part la virée magasinage virtuel et en magasin pour l’achat de bottes de caoutchouc ultra «fashion» qui viendront ensoleiller mon quotidien au cours des prochaines semaines, j’ai décidé de faire entrer le printemps dans la maison plutôt que de l’attendre bêtement et surtout, en rageant. J’ai le privilège de résider à quelques minutes de marche d’un centre de jardinage où je mets régulièrement les pieds pour traquer l’hiver et la froidure. Aussi, j’ai décidé que cette fin de semaine, je partirai à la recherche de verdure pour dynamiser mon intérieur.  Comme je suis une jardinière en herbe qui adore cuisiner, mais que Dame Nature fait fi de mes demandes exaspérées de beau temps pour procéder aux semences de mon véritable jardin car tout ce qui pousse présentement, ce sont des flocons, j’ai décidé de prendre les choses en main et que j’aurais un jardin de fines herbes à l’intérieur, sur une tablette, à l’abri des minets, évidemment.


 Rien de plus pratique que d'avoir un jardin de fines herbes à l'intérieur puisque non seulement permettent-ils d'apporter une touche de verdure à votre intérieur, mais ils apportent en plus, saveur et parfum à vos petits plats.  Ils sont un moyen très facile de rehausser la saveur de vos mets, mais s’avèrent en même temps un bon investissement car en un court laps de temps, vous économiserez sur l’épicerie en choisissant vos herbes fraîches à la maison et vous les aurez toujours à portée de main. Les jardins de fines herbes sont faciles à faire pousser à l'intérieur et exigent très peu de soins.




Il existe une grande variété de fines herbes qu’on songe au basilic, à l’origan, à la ciboulette, à la sage, au romarin ou même, à la menthe le choix est vaste et devrait suffire à combler les fins palais. La plupart peuvent pousser à l'intérieur sur le bord d'une fenêtre. Vous n’avez qu’à vous procurer de jeunes pousses  ou encore, de faire germer une sélection de graines. Choisissez les fines herbes que vous préférez évidemment, mais aussi, celles qui proposent un fin mélange de saveurs subtiles et qui bien sûr, supportent bien la cuisson. 

Au chapitre du contenant, il faut voir qu’à peu près n’importe quel contenant fera l’affaire pour autant qu’il soit étanche à l'eau. Toutefois, les poteries dont la profondeur varie entre 6 et 12 pouces, munies de petits trous au fond demeurent les meilleurs choix.  Vous pouvez donc laisser aller votre imagination et laisser le designer d’intérieur en vous, s’adonner à cœur joie aux plaisirs de la déco pratico-pratique. Osez les mélanges audacieux pour déclencher les soupirs d’admiration chez vos invités.  Vous pouvez choisir de planter différentes fines herbes dans un plus gros contenant ou encore, les planter dans des petits pots individuels. N'oubliez pas, cependant, d'étiqueter vos contenants pour connaître le contenu. 



En ce qui a trait aux soins des fines herbes, il convient d’utiliser un terreau riche en nutriments mais surtout, bien drainé. Ajoutez du compost ou de la mousse horticole pour aider les fines herbes à s'enraciner solidement. En ajoutant régulièrement de la farine d'os, des engrais organiques, vous en encouragerez ainsi, la croissance. N’oubliez pas non plus de conserver les fines herbes humides

Il faut garder humides les jardins de fines herbes. Cependant, évitez de trop les arroser. Les fines herbes n'aiment pas croître dans du terreau détrempé. Arrosez donc modérément. En fait, si vous arrosez trop, vos fines herbes pourraient flétrir ou perdre leur saveur.  Arrosez donc en petites quantités et vérifiez le terreau avant d'arroser.

Finalement, votre jardin de fines herbes à l'intérieur devrait recevoir suffisamment de lumière. Lorsque c'est possible, placez les fines herbes sur le bord d'une fenêtre ensoleillée ou près d'une fenêtre donnant au sud, afin qu'elles puissent recevoir énormément de soleil. Plus vous couperez vos fines herbes, plus elles pousseront. C’est donc une invitation à savourer les délices de ce petit jardin improvisé.



mercredi 26 mars 2014

Mon côté «girly» et le printemps



Dans ma présentation sur la page couverture de mon blog, je vous avoue avoir un petit côté «girly». J'en profite donc pour vous faire voir ce petit côté «sucré» de ma personnalité à l'approche du printemps qui tarde à se montrer le bout du nez.  Selon les dires d'Environnement Canada, celui-ci devrait daigner se pointer vendredi mais sous forme d'averses, il faudra donc prévoir adapter nos tenues en conséquence. D'emblée, je dois avouer que le printemps est ma saison préférée bien que j'adore aussi  l'automne. Ces deux saisons sont l'occasion d'exprimer notre personnalité de manière très versatile car on peut jouer des jeux de superpositions de vêtements légers et douillets, tout autant que combiner les textures légères et les tissus laineux et faire des «mix and match» de couleurs estivales que de couleurs plus sombres. Bref, de quoi ravir les imaginatifs Verseaux comme moi. 

Ceci dit, il va falloir adapter les tenues en conséquence et nonobstant le fait que je sois littéralement «heel over head» en amour avec mes bottes doudounes Sketcher's achetées juste la semaine dernière, car les miennes avaient rendu l'âme, il est hors de question de patauger dans les flaques d'eau avec mes sandales, mes ballerines ou même, mes souliers de course ultra-légers. La marcheuse en moi qui parcourt plusieurs kilomètres quotidiennement veut le faire avec style, voyons, mais pas question de mouiller mes petons après les avoir dorlotés dans mes bottes doublées ultra féminines à pompons. 

J'ai donc décidé de lorgner du côté des bottes de caoutchouc, pas celles qui donnent un look de cultivateur car je dois quand même rendre visite à mes clients, là et la plupart de leur place d'affaires est dans la grande ville de Montréal, pardon. Je ne veux surtout pas avoir l'air d'un «campion». 

Toujours est-il que j'en ai déniché quelques paires sur le web mais aussi, dans une boutique pas loin de chez moi. Je vous présente donc mes coups de coeur  et comment j'ai l'intention de les porter pour mes rencontres professionnelles, mais aussi, pour les weekends et lors de mes escapades citadines.

Je vous présente donc ces looks pour patauger avec style.
free | boots | surrender | freedom | letting go | beach | give it back to the ocean | you, me and the sea | www.republicofyou.com.au
Un look pas pudique du tout pour les vacances
5 Ways To Wear Rain Boots | theglitterguide.com
Un petit look «clean» mais amusant grâce au rouge vif de ces compagnes de marche

Hunter Boots Weather with Black Leather Hanbag | FASHION KITE
Une pure folie aubergine pour les weekends

Hunters and Chanel
Pour aller magasiner ou siroter un café
Distressed skinny jeans, white button down, cool cargo vest, black rain boots, awesome tote!  LUV this!
Pour la vie de tous les jours
black sweater, black skinny jeans, green army jacket, rain boots, chunky jeweled necklace, large black purse
Pour rencontrer un autre scrib comme moi ou un média créatif, pourquoi pas?
How to Style Rain Boots
À réserver au client des «Ailes»
green hunters
Des couleurs pour ensoleiller un jour de pluie



Bref, moi qui, ado, daignais mettre mes bottes de caoutchouc parce que c'était «pas cool», je cours, de ce pas, m'en procurer car je sens que j'en aurai bien besoin à la très prochaine fonte des neiges, surtout que l'eau des voisins descend par gravité dans ma rue et maintenant, je ne crois pas que j'aurai l'air fou avec un style comme ça, d'autant plus que comme dans la chanson, ces bottes sont faites pour marcher...

mardi 25 mars 2014

L'image des personnalités publiques féminines véhiculée par les médias




Pour continuer dans la même veine, soit l’image de la femme dans les médias, je me permet de vous rappeler que ceux-ci sont bien sévères à l’égard de l’image projeté par la femme et plus particulièrement, à l’égard des femmes qui ont osé épousé une profession traditionnellement destinée aux hommes mais surtout, à l’égard de celles qui sont des personnages publics soit les politiciennes. Si personne ne semble s’offusquer du fait que certains candidats politiques affichent des rondeurs abdominales proéminentes, plusieurs ont osé commenté le fait que la Première Ministre ne soit pas «top shape» car elle aurait, selon leurs dires,  (des collègues masculins) des rondeurs. Malgré le fait que je ne sois pas souvent d’accord avec les manières de gouverner de Madame Marois, est-ce qu’on peut s’entendre pour dire que s’attaquer au physique de quelqu’un comme argument politique ou pour commenter des décisions politiques, c’est faire preuve de bassesse et ça démontre surtout, qu’on est à court d’arguments?

J’ai lu, sur le site web d’un journal que je ne nommerai pas car je ne veux pas m’exposer à des poursuites, qu’on osait dire que la PM ne pouvait évidemment pas contrôler un pays car elle ne peut même pas contrôler son propre poids. C’est assez «cheap», disons. Par contre, le valeureux confrère semblait dire que l’adversaire bedonnant avait une bonne panse parce qu’il passait plusieurs heures attablé à régler des dossiers.  C’est assez bas de gamme comme argument et surtout, très sexiste.  Qu’est-ce qu’on veut vraiment? Un pétard qui sort d’en-dessous des jupes à maman et qui n’est même pas capable de gérer l’allocation versée par Papa et Maman ou une femme d’âge mûr qui a au moins  gérer son propre chèque de paye?  

En furetant sur le web, j’en arrive à un bien triste constat. Lorsque les médias «analysent» (le mot est bien fort) l’image projetée par les femmes publiques, ils sont somme toute, peu flatteurs. On dira de la première dame qui n’a pas pris soin de retoucher son maquillage ou de sa coiffure qu’elle est négligée et qu’elle ne prend pas soin d’elle-même, mais de son pendant masculin qui a les traits tirés ou les cheveux décoiffés qu’il a sûrement beaucoup de travail et que par conséquent, il n’a pas de temps à perdre avec des détails aussi futiles. 

Même chose pour les tenues portées par les femmes publiques, qui oserait dire que certains ministres ventrus portent leur complet savamment boutonné pour cacher leur embonpoint? Personne, voyons mais on ne se gêne pas pour vilipender les tenues des candidates aux élections. Un chroniqueur a osé dire que Françoise David s’habillait au Village des valeurs. Franchement, quand on ne connaît rien à la politique parce qu'on n'a aucune formation dans ce domaine, on se la ferme.

J’ai aussi constaté à la suite de ma petite recherche sur le web que les robes portées par la défunte mairesse de Québec, Madame Boucher en avaient fait baver plus d’un. Ce que j’ai lu sur le site web d’un grand quotidien et daté du 14 juin 2006 était inconvenable. Je rapporte donc ici les écrits dudit quotidien : « La robe portée par la mairesse Boucher au moment de sa rencontre avec Jean-Pierre Raffarin, président du comité français des fêtes du 400e, est «franchement de mauvais goût», selon Jean Airoldi, designer de mode et chroniqueur à TVA. La robe si elle est colorée certes, est pourtant griffée Yves Saint-Laurent et  Airoldi est vraiment sans pitié en ajoutant : «C'est vraiment années 1980. Les souliers de ballet sont laids, je ne sais pas d'où ils sortent». 

Si les goûts ne se discutent pas, ce n’est pourtant pas une raison pour dénigrer les capacités de quelqu’un à gouverner ou à diriger une entreprise,  ni à effectuer une saine gestion de crise par exemple, n'est-ce pas cher designer à la tenue toujours impeccable?  Une crise de vedettariat au sein d'un conseil municipal c'est plus difficile à gérer qu'une crise de couple car on ne peut mettre fin  à leur mandat de manière impromptue.

Madame Boucher était reconnue pour son savoir-faire et sa rigueur et même si ses tenues étaient tout autant colorées qu’elles, elle était respectée et plusieurs municipalités ont mis leurs drapeaux en berne le jour de son décès, la mienne inclus et ce, même si nous étions des «maudits Anglais». Pourquoi alors s’en prendre aux fringues de ces dames? On dit que l’habit ne fait pas le moine et heureusement, c’est vrai. Malheureusement aussi je dois l’avouer car on retrouve parfois de drôles de moineaux sous le veston cravate.

En terminant, j’aimerais ajouter que l’interprétation du caractère féminin dressé par certains médias me laisse pantoise. Pourquoi une femme qui exprime bruyamment son opinion pète-t-elle une coche et qu’on dit qu’elle est hystérique alors qu’on dit d’un homme que lui, il a du caractère?  Faudrait qu’on m’explique avant que je pète la mienne et qu’on me traite d’hystérique ou de Martineau en puissance car encore une fois, je suis amèrement déçue du traitement réservé aux femmes dans les médias…